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Grandes pièces, parquets anciens : la réparation des tapis d’Orient à Paris 7e

Trois résidences principales du 7e sur quatre, ou presque, datent d’avant 1946, et plus d’une sur cinq dépasse quatre pièces. Les tapis y couvrent de grandes surfaces, sur des parquets anciens, sous des tables où l’on tire les chaises chaque jour. Leurs usures sont typiques et se reprennent d’autant mieux qu’on s’y prend tôt. Vous lirez ici comment elles se forment, comment préparer un devis depuis le 7e, et ce que le Mobilier national, qui meuble les palais officiels de la République, enseigne sur la juste mesure d’une restauration.

Parquets qui ont joué, salles à manger : les usures d’un grand appartement

Selon l’Insee, 53,5 % des appartements occupés à titre principal dans le 7e datent d’avant 1919, et près d’un sur cinq (19,7 %) des années 1919 à 1945 ; 21,7 % offrent cinq pièces ou davantage. Les tapis de ces grands logements reposent souvent sur des parquets anciens, dont les lames ont joué avec le temps. Là où une lame dépasse, le velours, ces brins noués et coupés à hauteur égale, s’use en ligne droite, plus vite qu’alentour, jusqu’à laisser paraître la trame, ces fils tissés entre les rangs de nœuds.

La pièce où l’on dîne fabrique une autre usure. Les chaises que l’on recule et avance à chaque repas râpent le velours en couronne autour de la table, et leurs pieds accrochent les franges, prolongements des fils de chaîne aux deux extrémités. Les lisières, ces bords roulés qui terminent les côtés, souffrent quand un grand tapis bute contre une plinthe ou passe sous une porte. Ces défauts se reprennent bien s’ils sont traités tôt : une frange fixée, une lisière reprise au surjet, quelques rangs de nœuds refaits. Laissés en l’état, ils gagnent le corps du tapis.

Mesurer, photographier, prévoir l’accès d’un tapis de grande taille

Pour le devis, l’atelier doit voir le tapis en entier, ce qui n’est pas simple pour un grand format : prenez la photo debout sur une chaise, depuis l’entrée de la pièce, quitte à faire deux vues qui se chevauchent. Photographiez ensuite chaque usure de près, un mètre ruban à proximité, côté velours puis côté envers, où l’on vérifie que la charpente de fils tient encore. Mesurez le tapis à deux endroits dans chaque sens : un tapis ancien de grande taille est rarement parfaitement rectangulaire.

Pour l’enlèvement, comptez avec un tapis lourd. Précisez l’étage, la largeur des portes et les mesures de la cabine, et dégagez la table et les chaises la veille. Boissise-le-Roi, d’où vient l’atelier, est à quarante-quatre kilomètres de là, en ligne droite. Après le diagnostic, le devis sépare l’urgent du différable, et rien n’est entrepris avant votre réponse.

Position de Paris 7e par rapport à l’atelier de Boissise-le-RoiSeine-Saint-DenisVal-de-MarneVal-d’OiseParisSeine-et-MarneYvelinesEssonneHauts-de-SeineL’atelier, Boissise-le-Roi
Atelier de Boissise-le-RoiParis 7e, à 44 km de l’atelier, à vol d’oiseau

Matignon, le Mobilier national et la juste mesure d’une restauration

Le Mobilier national pourvoit à l’ameublement des palais officiels de la République ; dans le 7e, l’hôtel de Matignon, rue de Varenne, est la résidence officielle du chef du gouvernement. L’institution conserve, répare et entretient quelque 80 000 objets mobiliers et textiles, tapisseries et tapis compris. Parmi ses sept ateliers de restauration, l’un est consacré aux tapis : ses interventions vont d’une simple stabilisation, menée parfois sur place, jusqu’à une restauration en profondeur et à la reconstitution d’éléments manquants lorsqu’ils sont documentés. Un atelier de teinture y prépare les laines et les soies nécessaires.

Pour le tapis d’un particulier, la leçon est double. D’abord, les interventions n’ont pas toutes la même utilité : une stabilisation qui arrête l’usure peut suffire, là où une reprise complète se justifie sur une pièce fine. Ensuite, la couleur se prépare : une laine teinte pour s’accorder au tapis vaut mieux qu’une laine du commerce approchante, qui se trahit en lumière rasante. C’est pourquoi l’atelier vous présente, quand elles existent, plusieurs options, avec leurs conséquences pour son apparence et sa longévité.

Reprise des franges d’un tapis (illustration)
Reprise des franges d’un tapis (illustration)

Restauration à Paris 7e : vos questions

Une ligne d’usure suit les lames du parquet : le tapis est-il abîmé en profondeur ?

Pas nécessairement. Tant que la fondation tient, il s’agit d’une usure du velours, qui se reprend par renouage ou se stabilise. Si la ligne laisse passer la lumière ou si des fils de chaîne sont coupés, la réparation est plus lourde. Dans tous les cas, glissez sous le tapis remis en place une sous-couche épaisse et souple : elle amortit le relief du plancher.

Faut-il restaurer un grand tapis en une seule fois ?

Pas obligatoirement. Sur un grand format, l’atelier distingue ce qui presse, une lisière qui s’ouvre, une frange qui lâche, un trou qui s’agrandit, de ce qui supporte un délai, comme une zone usée mais stable. Le devis peut présenter ces interventions séparément, pour que vous décidiez de les échelonner. L’essentiel est d’arrêter d’abord ce qui progresse.

Notre tapis porte d’anciennes reprises de couleurs différentes : doit-on les reprendre ?

Pas nécessairement. Une ancienne reprise solide, même un peu visible, appartient au passé du tapis et peut rester. On la refait quand elle se défait, quand elle a été mal conduite, laine trop épaisse, nœuds qui déforment le dessin, ou quand sa couleur a viré au point de gêner. L’atelier vous dit lesquelles méritent d’être reprises, et pourquoi.

Votre tapis, à Paris 7e

Photos du dessus, du dos et des défauts, dimensions approximatives : nous vous recontactons avec un premier avis.

Vous préférez parler de vive voix ? Appelez l’atelier au 06 24 32 22 19

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