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Réparation de tapis à Paris 17e : défaire les vieilles reprises, refaire bords et velours

Beaucoup de tapis du 17e ont plusieurs vies derrière eux : hérités, revendus, transportés d’un immeuble ancien à un autre, ils ont connu des escaliers étroits, des déménagements et parfois des réparations faites à la va-vite. Les restaurer commence souvent par défaire ce qui a été mal fait. Cette page explique les dommages typiques de ces tapis, ce que nous regardons sur vos photos et ce que deux maisons-musées du quartier montrent sur la manière de restaurer.

Hôtels étroits et immeubles de rapport : ce qui use un tapis dans la plaine Monceau

Restée rurale jusqu’au milieu du XIXe siècle, la plaine Monceau s’urbanise après l’ouverture du boulevard Pereire en 1854, puis de l’avenue de Wagram, du boulevard Malesherbes et de l’avenue de Villiers vers 1859-1860. Dans les années 1860 à 1880, on y construit surtout des hôtels particuliers, souvent larges de six à dix mètres seulement, avec une cour ou un jardinet à l’arrière ; les immeubles de rapport deviennent majoritaires après 1880. Dans des maisons aussi étroites, le tapis franchit à chaque déménagement escaliers, paliers et portes, en frottant contre les huisseries.

Les dommages qui en résultent touchent d’abord les bords. La lisière, ce cordon de laine enroulé qui ferme les côtés longs, s’use et s’ouvre ; les angles s’écrasent ou se déchirent ; les franges, prolongement des fils de chaîne, s’arrachent quand on tire le tapis. La restauration reprend ces bords avec une laine assortie, reconstitue au besoin le cordon d’origine, puis bloque le dernier rang de nœuds pour que le tapis cesse de se défaire.

Ce que nous regardons sur vos photos

Envoyez le tapis en entier, puis chaque bord abîmé, de près, sur ses deux faces. Retournez aussi les zones qui vous semblent avoir déjà été réparées : au dos, une ancienne reprise se reconnaît à un fil différent, à un point plus grossier, à une pièce rapportée ou à de la colle. Il arrive qu’une zone usée ait été recolorée au feutre ou à la peinture pour masquer la trame : signalez toute couleur qui déteint sur un chiffon humide.

Ces indices permettent d’établir un devis réaliste, qui distingue ce qu’il faut défaire de ce qu’il faut refaire. L’atelier, installé à Boissise-le-Roi, se trouve à près de cinquante kilomètres du 17e en ligne droite. Indiquez l’étage, la largeur de l’escalier et l’existence d’un ascenseur ; le tapis vous revient réparé à la même adresse, ou à celle de votre nouveau logement.

Position de Paris 17e par rapport à l’atelier de Boissise-le-RoiSeine-Saint-DenisVal-de-MarneVal-d’OiseParisSeine-et-MarneYvelinesEssonneHauts-de-SeineL’atelier, Boissise-le-Roi
Atelier de Boissise-le-RoiParis 17e, à 47 km de l’atelier, à vol d’oiseau

Musée Henner, musée Nissim-de-Camondo : restaurer, c’est d’abord retrouver

Avenue de Villiers, le musée national Jean-Jacques-Henner occupe un hôtel construit en 1876-1878, qui fut la demeure et l’atelier du peintre Guillaume Dubufe. Les travaux de 2008-2009 ont rendu aux murs leur polychromie d’origine, recouverte de peinture blanche dans les années 1960-1970, et ceux qui ont précédé la réouverture de 2016 ont fait réapparaître la mosaïque du jardin d’hiver, recouverte en 1922 d’une dalle de béton. À deux pas, rue de Monceau, le musée Nissim-de-Camondo présente des tapis de la Savonnerie dans ses salons du premier étage.

Pour un tapis de famille, la leçon est la même que pour ces intérieurs : avant d’ajouter, on retire ce qui dénature. Une pièce cousue sur un trou, un raccommodage serré qui tire le tissage, une zone peinte pour imiter le velours sont déposés, puis la fondation est reconstituée et les nœuds refaits dans le dessin d’origine. C’est plus long qu’un simple rapiéçage, mais c’est ce qui rend au tapis sa souplesse et sa tenue à plat.

Renouage du velours, nœud par nœud (illustration)
Renouage du velours, nœud par nœud (illustration)

Restauration à Paris 17e : vos questions

Mon tapis porte une ancienne réparation très visible : faut-il la défaire ?

Pas toujours. Une reprise ancienne solide, même un peu visible, peut être conservée si elle ne tire pas sur le tissage. En revanche, une pièce rapportée, un collage ou un raccommodage qui fait onduler le tapis gagnent à être déposés, car ils fragilisent la fondation autour d’eux. Les photos du dos permettent souvent de trancher.

Le tapis a été recoupé pour entrer dans une pièce : peut-on lui refaire des bords propres ?

Oui. Un côté coupé se défait rang après rang ; on le stabilise par une lisière neuve, cousue et enroulée de laine, ou, pour un petit côté, par une finition qui bloque les derniers nœuds. Le dessin perdu ne revient pas, mais le tapis cesse de s’abîmer et retrouve un bord net.

Une couleur déteint quand je passe un chiffon humide sur une zone usée : qu’est-ce que cela signifie ?

Souvent qu’un précédent propriétaire ou un vendeur a recoloré la zone pour masquer l’usure, au feutre ou à la peinture. Ne frottez pas davantage et ne lavez pas le tapis vous-même : la couleur risque de couler sur la laine voisine. Signalez-le dans votre demande ; nous en tiendrons compte avant tout lavage ou toute reprise.

Votre tapis, à Paris 17e

Photos du dessus, du dos et des défauts, dimensions approximatives : nous vous recontactons avec un premier avis.

Vous préférez parler de vive voix ? Appelez l’atelier au 06 24 32 22 19

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