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Tapis d’Iran et d’Orient : se repérer parmi les origines

Un tapis persan vient d’Iran ; un tapis d’Orient peut venir aussi de Turquie, du Caucase, d’Asie centrale, d’Inde ou de Chine. Les noms de villes servent à la fois d’origine et de nom de modèle, ce qui entretient la confusion. Ces pages réunissent ce que l’on sait des principales provenances : histoire, construction, dessins, fragilités, valeur. Elles servent à identifier un tapis, puis à décider s’il faut le laver, le réparer, l’estimer ou le vendre.

Ville, village, tribu

Les spécialistes classent les tapis selon le milieu qui les a tissés. Les tapis de ville sortent d’ateliers organisés et suivent un carton, ce modèle peint sur papier quadrillé où chaque case vaut un nœud : Ispahan, Kashan, Naïn, Qom, Tabriz. Les tapis de village sont souvent noués de mémoire, avec des dessins plus géométriques ; les Heriz en sont un exemple, comme beaucoup de tapis caucasiens, dont la chaîne est de laine. Les tissages nomades, noués ou à plat, suivent les traditions propres à chaque tribu.

Deux nœuds, un premier indice

Le nœud turc, ou symétrique, enserre deux fils de chaîne ; il domine en Turquie, dans le Caucase et dans le nord-ouest iranien. Le nœud persan, ou asymétrique, n’enlace qu’un fil de chaîne et longe le suivant par l’arrière ; c’est celui des grandes villes d’Iran central, mais aussi de l’Inde ou de la Chine. Cet indice oriente l’identification sans jamais la trancher seul.

Un nom de ville n’est pas une provenance

« Tabriz », « Qom » ou « Heriz » désignent aussi des dessins, noués au Pakistan, en Inde ou en Chine, voire reproduits par des tissages mécaniques. Seuls la construction, les matières et l’usure permettent de remonter à l’origine. Si vous hésitez, une estimation sur photos fait le point avant toute décision.

  • Caucase

    Laine sur laine et nœud symétrique, de l’ouest kazak à l’est de Kouba : dates tissées à vérifier, tapis soviétiques, copies d’Iran ou du Pakistan.

  • Heriz

    Des tapis de village robustes au médaillon anguleux, et une appellation Serapi qui appelle la prudence : âge, bruns corrodés, intérêt des grands formats.

  • Ispahan

    Capitale safavide puis grand centre d’ateliers à partir des années 1920 : chaînes de soie, laine kork, médaillon rond. Comment le distinguer d’un Naïn et ménager ses franges de soie.

  • Kashan

    Soieries de cour, renaissance par les laines de Manchester, nom de Mohtasham : les âges d’un Kashan et les étiquettes à vérifier avant de parler de valeur.

  • Kilims

    Kilims à fentes et soumaks : des tissages sans velours qui s’usent, se lavent et se réparent autrement qu’un tapis noué.

  • Naïn

    Fonds ivoire, bleus et contours de soie : ce que signifient les grades « la », et pourquoi un fond clair demande un lavage prudent.

  • Qom

    Une production récente, réputée pour la soie et les signatures : repérer la vraie soie, les copies chinoises et les imitations iraniennes.

  • Tabriz

    La ville du nœud symétrique et du crochet de noueur, qui mesure la finesse en raj et tisse tous les dessins. Ce que son envers apprend sur sa qualité.

Parlez-nous de votre tapis

Photos du dessus, du dos et des défauts, dimensions approximatives : nous vous recontactons avec un premier avis.

  1. Le tapis entier, à plat, à la lumière du jour
  2. Le dos, de près, avec une règle posée dessus
  3. Les franges, les lisières et chaque défaut

Vous préférez parler de vive voix ? Appelez l’atelier au 06 24 32 22 19

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