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Mennecy : la restauration d’un tapis après un demi-siècle dans la même maison

Le 6 juin 1970, le conseil municipal de Mennecy approuvait la construction de 1 600 pavillons par la société Levitt, et la commune est passée d’environ 4 000 habitants à 13 000 entre 1970 et 2003. Un tapis acheté pour l’une de ces maisons neuves totalise aujourd’hui un demi-siècle d’usage. Ses défauts sont prévisibles : franges usées, lisières ouvertes, allées creusées dans le velours. Ce qui se reprend, ce qui se consolide, et la façon de préparer une restauration : voici l’essentiel.

Les marques d’un demi-siècle au même endroit

D’après l’Insee, 43 % des résidences principales datent des années 1971 à 1990, quand le village pavillonnaire sortait de terre. Un tapis présent depuis cette époque porte une usure très lisible. Le chemin entre la porte-fenêtre et le canapé a creusé une allée où le velours, la laine coupée qui fait la surface, s’est aminci jusqu’aux nœuds. Les franges, bouts libres des fils de chaîne qui traversent le tapis dans sa longueur, ont été aspirées semaine après semaine et cassent par mèches ; quand elles ont disparu, le tapis commence à perdre ses nœuds par le bout. Les lisières, qui bordent les côtés, s’ouvrent là où un meuble frotte ou là où l’aspirateur bute.

D’autres dégâts suivent les changements de la vie de famille. Quand les enfants partent, une chambre se ferme, son tapis n’est plus foulé, et les mites y tracent des zones rases. Lors d’un réaménagement, un tapis plié pour passer un escalier étroit garde un pli où la chaîne finit par rompre, parfois des années plus tard. Chaque cas se traite à part : consolider ce qui existe ou renouer ce qui manque.

Ce qu’il faut montrer avant le devis

La restauration se prépare sur images. Commencez par une vue de l’ensemble, puis photographiez chaque dégât de près, recto et verso, en glissant un mètre déplié dans le cadre. Pour les bords et les extrémités, montrez toute leur longueur : une usure qui court sur un mètre n’appelle pas la même réponse qu’un accroc isolé. Mentionnez les reprises anciennes et la pièce où vit le tapis, au soleil ou non, sur le passage ou non : la manière de le protéger ensuite en dépend.

Le devis énumère ce qui sera repris ; si une simple consolidation suffit, il le dit. Le tapis est alors enlevé chez vous, puis rapporté restauré ; la commune se trouve à une douzaine de kilomètres de l’atelier en ligne droite. Dans les rues du village pavillonnaire comme dans le bourg, indiquez si une voiture peut s’arrêter devant la maison et si le passage se fait par un garage ou un jardin. Si le tapis est à l’étage, descendez-le roulé, sans le plier.

Position de Mennecy par rapport à l’atelier de Boissise-le-RoiSeine-Saint-DenisVal-de-MarneVal-d’OiseParisSeine-et-MarneYvelinesEssonneHauts-de-SeineL’atelier, Boissise-le-Roi
Atelier de Boissise-le-RoiMennecy, à 12 km de l’atelier, à vol d’oiseau

Le clocher de Saint-Pierre et les irrégularités d’un tapis ancien

Le clocher carré de l’église Saint-Pierre, bâtie au XIIIe siècle et inscrite aux monuments historiques en 1926, paraît pencher : ses fondations sont indépendantes de celles de l’église, et le terrain s’est tassé. Cette irrégularité fait partie de l’édifice. Un tapis noué main a lui aussi les siennes, mais elles ne sont pas toutes des défauts à corriger. Un tapis ancien est rarement un rectangle parfait ; ses couleurs varient par bandes, selon les bains de teinture, ce qu’on appelle l’abrash ; son dessin peut se resserrer d’un côté.

Une restauration honnête distingue ces traits de fabrication de ce qui menace vraiment la pièce. On reprend une chaîne cassée, une lisière ouverte, une zone mitée qui s’étend, un trou qui s’agrandit. On ne retaille pas un tapis pour le rendre droit, et l’on ne reteint pas une bande d’abrash pour l’égaliser : ce serait effacer la trace du travail à la main. Un tapis qui gondole au sol relève d’autre chose, une tension inégale de ses fils, qu’un lavage puis une remise à plat contrôlée corrigent souvent.

Reprise des franges d’un tapis (illustration)
Reprise des franges d’un tapis (illustration)

Restauration à Mennecy : vos questions

Notre tapis a été posé à l’emménagement, en 1975 : une restauration se justifie-t-elle ?

Tout dépend du tapis, bien plus que de son âge. Un tapis noué main finement, dont la chaîne tient et dont l’usure reste localisée, se restaure bien ; on peut aussi se contenter de stopper franges et lisières pour qu’il continue à servir. Un tapis ordinaire, élimé de partout, gagne surtout à être consolidé. Des photos du revers et des parties abîmées suffisent pour se faire une idée, et une estimation peut éclairer la décision.

D’un côté, il ne reste presque plus de franges : peut-on en refaire ?

Oui, tant que la chaîne existe encore sous la dernière rangée de nœuds. On prolonge alors ses fils afin d’en faire de nouvelles franges, ou, plus simplement, on ferme le bout par une couture qui retient l’ultime ligne de nœuds, sans franges. Les deux solutions arrêtent la perte de nœuds. Des franges neuves tranchent un peu au début par leur blancheur, puis l’usage les patine.

Un pli est resté marqué après un déménagement dans l’escalier : est-ce grave ?

Un pli récent se détend souvent au lavage et à la mise à plat. Le danger vient d’un pli ancien ou répété : les fils de fond y travaillent toujours au même endroit, sèchent, puis cassent, et une fente s’ouvre. Regardez le dos le long du pli : des fils rompus ou une ligne raide signalent qu’il faut consolider. Envoyez une photo de cette zone en lumière rasante.

Votre tapis, à Mennecy

Photos du dessus, du dos et des défauts, dimensions approximatives : nous vous recontactons avec un premier avis.

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