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Corbeil-Essonnes : un rachat de tapis quand on change de logement

La décision de se séparer d’un tapis tombe rarement à froid : elle accompagne un relogement, un déménagement, une succession. Le renouvellement urbain des Tarterêts, les départs vers des appartements plus petits et les maisons de famille à vider posent ici la question : garder, vendre ou faire restaurer ? L’atelier peut proposer de racheter un tapis après l’avoir examiné. Vous lirez aussi ce que valent, honnêtement, les autres manières de céder un tapis, et ce que la loi impose à celui qui l’achète.

Relogés, installés plus petit : le tapis du salon en question

Le quartier des Tarterêts vit un long renouvellement. Le projet soumis à l’autorité environnementale en 2021 prévoyait la démolition de neuf tours et la construction d’environ un millier de logements, répartis sur vingt-cinq lots. Pour les familles concernées, un relogement signifie trier, et le grand tapis du salon n’a pas forcément d’emploi dans l’appartement attribué. Ailleurs dans la ville, de Montconseil aux maisons de la Rive droite, on retrouve ce dilemme lors d’une succession, d’une séparation ou d’un départ vers une résidence pour personnes âgées.

Une offre se construit à partir de quelques questions. Le tapis est-il noué à la main, ou tissé à plat comme un kilim ? Sans cela, il n’a presque jamais d’acheteur d’occasion. D’où vient-il, et avec quelle finesse a-t-il été noué ? Que reste-t-il de son velours, de ses bords, de ses extrémités ? Ses mesures conviennent-elles aux logements d’aujourd’hui ? Et que recherchent les acheteurs en ce moment ? Deux tapis qui se ressemblent au premier coup d’œil peuvent ainsi recevoir des réponses très différentes. Un tapis banal et râpé n’a souvent plus de débouché ; un tapis fin, même sali, garde de l’intérêt s’il peut être remis en état. Ces réponses vous sont données avant toute décision.

Montrer le tapis, recevoir une proposition, décider

Commencez par quelques images : le tapis vu en entier, son revers, chacun de ses bouts et ce qui vous paraît abîmé, plus ses mesures. Plusieurs tapis ? Donnez à chacun un numéro, répété sur toutes ses photos. Précisez aussi quand le logement doit être vide. L’atelier répond d’abord sur ces images : intéressé ou non, et pour quelle raison. S’il l’est, il vient voir le tapis chez vous, si nécessaire, avant de chiffrer sa proposition, en expliquant ce qui la justifie.

En cas d’accord, l’atelier, installé à treize kilomètres de là, vient prendre le tapis chez vous. Dans une tour en cours de vidage, signalez le bâtiment, l’étage et l’ascenseur, et isolez le tapis, roulé, avec une étiquette à votre nom, pour qu’il ne parte pas avec les encombrants. Rien ne vous oblige à dire oui : sans accord, le tapis ne bouge pas. Si la vente se conclut, on vous demandera de présenter un papier d’identité ; la raison en est donnée plus bas.

Position de Corbeil-Essonnes par rapport à l’atelier de Boissise-le-RoiSeine-Saint-DenisVal-de-MarneVal-d’OiseParisSeine-et-MarneYvelinesEssonneHauts-de-SeineL’atelier, Boissise-le-Roi
Atelier de Boissise-le-RoiCorbeil-Essonnes, à 13 km de l’atelier, à vol d’oiseau

Vide-greniers, dépôt-vente, enchères : les autres voies

Le rachat n’est pas la seule issue. Un vide-greniers convient aux objets du quotidien ; le public y cherche surtout de petits prix, et l’on y montre mal l’envers d’un tapis. En dépôt-vente, un commerçant expose le tapis à votre place et se rémunère par un pourcentage s’il le vend, ce qui peut prendre des mois. Vendre soi-même sur un site d’annonces peut se révéler plus rémunérateur, mais oblige à faire entrer des inconnus chez soi et à discuter le prix. Quant aux enchères publiques, elles servent surtout les pièces anciennes que les collectionneurs se disputent.

Si vous retenez le rachat, la loi encadre l’opération. Le Code pénal, en son article 321-7, impose au professionnel un livre de police : chaque tapis acheté y est inscrit au fil des jours, décrit, avec le nom de son vendeur. D’où la pièce d’identité : cette traçabilité sert à lutter contre le recel d’objets volés.

Tapis et kilims pliés sur un banc d’atelier (illustration)
Tapis et kilims pliés sur un banc d’atelier (illustration)

Rachat à Corbeil-Essonnes : vos questions

Nous sommes relogés hors des Tarterêts et le tapis du salon ne rentrera pas : faut-il le vendre avant le déménagement ?

Pas nécessairement : mieux vaut d’abord connaître sa valeur, pour trancher à tête reposée. Faites les photos dès que le calendrier du relogement est fixé ; la réponse vient sur images, et un examen peut suivre. Rien n’empêche non plus de l’emporter roulé dans le nouveau logement, de voir s’il y trouve un emploi, ou de le prêter à quelqu’un de la famille. L’important est qu’il ne finisse pas avec les encombrants.

Pourquoi faut-il montrer ses papiers pour céder un tapis à l’atelier ?

Parce que chaque achat d’objet d’occasion auprès d’un particulier doit figurer au livre de police du professionnel : ce qu’il a acheté, quand, et à qui. Les policiers et les gendarmes peuvent le consulter. Antiquaires, brocanteurs et tout professionnel qui rachète des objets y sont soumis ; le but est d’empêcher qu’un objet volé se revende sans laisser de trace.

En débarrassant le pavillon d’un parent, à Essonnes, nous trouvons des kilims et de petites carpettes : intéressent-ils l’atelier ?

Souvent, oui. Les kilims, ces tissages sans poil, ont leurs amateurs quand ils sont anciens et sains, et une petite pièce nouée main trouve plus aisément preneur qu’un format immense. Photographiez-les un par un, recto et verso, mesures à l’appui : l’atelier vous dira lesquels l’intéressent et, pour les autres, pourquoi ils n’ont pas de débouché.

Votre tapis, à Corbeil-Essonnes

Photos du dessus, du dos et des défauts, dimensions approximatives : nous vous recontactons avec un premier avis.

Vous préférez parler de vive voix ? Appelez l’atelier au 06 24 32 22 19

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