Aller au contenu

Parquet en étage, cave au sous-sol : le nettoyage d’un tapis à Paris

Un tapis parisien vit presque toujours en étage, posé sur un parquet, et finit parfois roulé dans une cave. Ces deux situations décident de la façon de le laver. Dans l’appartement, l’eau d’un vrai lavage abîmerait le plancher et pourrait descendre chez le voisin ; au sous-sol, ce sont l’humidité et, plus rarement, la Seine qui menacent la laine. Voici ce qui salit et fragilise un tapis noué main dans la capitale, les images utiles avant son départ, et les limites de ce qu’un lavage rattrape.

En étage sur un parquet, en sous-sol dans une cave : deux risques parisiens

D’après l’Insee, 97 % des logements parisiens étaient des appartements en 2023, et près d’une résidence principale sur trois avait été achevée avant 1919. Le tapis repose donc le plus souvent sur un plancher ancien, au-dessus d’autres logements. Un lavage en profondeur suppose de le mouiller dans toute son épaisseur, de le rincer longuement, puis de le faire sécher étalé : chez soi, cette eau ferait gonfler les lames, réveillerait les taches du bois et pourrait s’infiltrer jusqu’au plafond du dessous. Le lavage complet se fait donc à l’atelier, où l’on peut tremper un tapis sans dommage pour personne.

Le second risque attend à la cave, où descend le tapis devenu encombrant. Un rouleau posé contre un mur de pierre ou à même le sol y boit l’humidité : la laine prend une odeur de moisi, des marbrures claires ou verdâtres apparaissent, et les fils de coton qui forment la charpente du tapis, chaîne et trame, peuvent s’affaiblir à l’abri des regards. Un lavage retire en général moisissures et odeur ; il ne rend pas sa solidité à une fondation qui a commencé à pourrir, d’où l’intérêt d’agir tôt.

Ce que l’atelier doit voir avant d’enlever un tapis à laver

Tout commence par quelques images : une vue générale prise d’en haut, puis un gros plan de chaque tache, recto et verso, car une auréole qui traverse jusqu’à l’envers ne se traite pas comme une salissure restée en surface. Dites d’où vient chaque tache, vin, café, cire, urine d’animal, eau d’une fuite, et son âge approximatif. Pour un tapis remonté de la cave, photographiez les zones décolorées et signalez s’il sent le moisi ou s’il craque quand on le manipule.

Le jour convenu, le tapis doit être accessible : sorti de la cave si les couloirs du sous-sol sont étroits ou mal éclairés, et débarrassé des meubles posés dessus. Indiquez le code d’entrée, l’étage et s’il y a un ascenseur. Entre l’atelier de Boissise-le-Roi et le centre de Paris, on mesure quarante-trois kilomètres en ligne droite : le tapis part avec nous, il y est lavé, puis il revient chez vous une fois sec et contrôlé sur ses deux faces.

Position de Paris par rapport à l’atelier de Boissise-le-RoiSeine-Saint-DenisVal-de-MarneVal-d’OiseParisSeine-et-MarneYvelinesEssonneHauts-de-SeineL’atelier, Boissise-le-Roi
Atelier de Boissise-le-RoiParis, à 43 km de l’atelier, à vol d’oiseau

Janvier 1910, et ce qu’une crue enseigne sur un tapis mouillé

Paris garde la mémoire de la grande crue de 1910. Le 28 janvier, la Seine a atteint 8,62 m à l’échelle du pont d’Austerlitz, et le zouave du pont de l’Alma, repère familier des Parisiens, avait de l’eau jusqu’aux épaules. Environ 20 000 immeubles ont été inondés et quelque 22 000 caves envahies, pendant que les égouts refluaient. L’eau avait mis une dizaine de jours à monter ; elle en a mis environ trente-cinq à se retirer.

Une telle crue reste exceptionnelle, mais la leçon vaut pour la moindre infiltration : pour un tapis, la durée compte plus que la hauteur d’eau. Quelques heures dans une eau claire se rattrapent le plus souvent ; plusieurs jours roulé et détrempé, c’est autre chose, car les teintures peuvent couler d’un motif à l’autre et la fondation s’abîmer. Une eau d’égout impose en outre un lavage complet sans tarder. Sortez le tapis, étalez-le sans le plier dans une pièce ventilée, photographiez-le des deux faces et prévenez l’atelier : ces images serviront aussi auprès de votre assureur.

Dépoussiérage d’un tapis d’Orient par le dos (illustration)
Dépoussiérage d’un tapis d’Orient par le dos (illustration)

Nettoyage à Paris : vos questions

Le tapis a passé des années dans notre cave : un lavage peut-il encore le sauver ?

Pour l’odeur et les moisissures, dans la plupart des cas, oui : un lavage complet, un rinçage abondant et un séchage bien conduit en viennent à bout. Tout dépend de la fondation. Si la chaîne ou la trame ont pourri, le tapis se déchire dès qu’on le manipule, et le lavage ne lui rendra pas sa résistance. Une image de l’envers et des marbrures permet à l’atelier de vous dire s’il vaut la peine d’être lavé.

Un dégât des eaux venu de l’étage supérieur a trempé le tapis : faut-il dire d’où venait l’eau ?

Oui. Une eau claire de canalisation, l’eau d’un circuit de chauffage ou une eau usée n’appellent ni la même urgence ni le même lavage. En attendant, retirez le tapis de l’endroit mouillé, laissez-le s’aérer déplié, loin des radiateurs, puis photographiez-le recto verso. Notez la date du sinistre : elle compte pour l’atelier comme pour l’assurance.

Pourquoi ne pas faire shampouiner le tapis sur place, dans l’appartement ?

Parce qu’un shampooing sur place ne travaille que la surface. Il laisse au pied des nœuds le grain qui râpe la laine, et dans les fibres des résidus qui retiennent ensuite la saleté. Aller plus loin demanderait beaucoup d’eau, ce que ni un parquet ancien ni l’appartement du dessous ne supportent. À l’atelier, le tapis peut être mouillé à fond, rincé puis séché dans de bonnes conditions.

Votre tapis, à Paris

Photos du dessus, du dos et des défauts, dimensions approximatives : nous vous recontactons avec un premier avis.

Vous préférez parler de vive voix ? Appelez l’atelier au 06 24 32 22 19

Demande d’estimation et de devis

Les photos sont allégées sur votre appareil avant l’envoi.

AppelerEnvoyer des photos