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Plâtre des rénovations, vapeurs de cuisine : le lavage des tapis à Paris 6e

Avant 1919 : c’est l’époque d’achèvement de deux tiers des logements habités à l’année dans le 6e, et près d’un sur deux ne compte qu’une ou deux pièces. Un tapis y vit donc souvent dans un immeuble ancien que l’on rénove, ou dans un petit appartement où il partage l’espace avec la cuisine. Ces deux réalités encrassent la laine chacune à sa manière. Voici ce qu’un lavage à l’atelier peut retirer, les images à envoyer avant l’enlèvement, et comment choisir le bon moment quand des travaux sont prévus.

Un bâti d’avant 1919 et la poussière fine des chantiers

Selon l’Insee, 65,3 % des logements occupés à l’année dans le 6e datent d’avant 1919, et 97,3 % des logements de l’arrondissement sont des appartements. Plus de 40 000 habitants vivent ainsi sur 2,15 km², pour l’essentiel dans des immeubles anciens. Dans des murs de cet âge, la moindre rénovation, cuisine refaite, cloison abattue, parquet poncé, enduit gratté, dégage une poussière de plâtre, de ciment ou de bois d’une grande finesse. Elle ne reste pas dans la pièce en travaux : elle file sous les portes, flotte longtemps dans l’air et retombe partout, y compris sur les tapis des pièces voisines.

Sur le velours, cette surface de laine où se lit le dessin, la poussière de chantier passe inaperçue, surtout sur un fond sombre. Elle descend pourtant à la base des brins, éteint les couleurs et râpe la laine chaque fois qu’on marche dessus. Un passage d’aspirateur n’enlève que ce qui reste en surface. Le plus sûr est de rouler le tapis et de le sortir avant le début des travaux ; s’il est resté en place, un lavage en profondeur à l’atelier, après le départ des ouvriers, extrait ce qui s’est logé dans la laine. Le laver avant serait inutile : la poussière reviendrait tant que durent les ponçages.

Calendrier des travaux, images utiles, accès : préparer le lavage

Pour juger d’un lavage, l’atelier a besoin d’une vue générale prise en hauteur, de gros plans des taches, recto et verso, et d’un détail du velours photographié de biais, à contre-jour : la poussière incrustée y apparaît mieux qu’en lumière de face. Si des travaux approchent, donnez leurs dates. On choisit alors le moment le plus sensé pour l’enlèvement : avant le chantier pour un tapis à protéger, après pour un tapis à nettoyer.

Mesurée à vol d’oiseau, la distance entre le 6e et Boissise-le-Roi, où se trouve l’atelier, dépasse à peine quarante kilomètres. Pour le passage, le tapis doit être dégagé, et non enfoui sous les meubles que les ouvriers ont regroupés au milieu de la pièce. Si l’immeuble lui-même est en chantier, échafaudage sur la façade, ascenseur arrêté, cour encombrée de gravats, prévenez-nous : on choisira un autre jour ou un autre chemin.

Position de Paris 6e par rapport à l’atelier de Boissise-le-RoiSeine-Saint-DenisVal-de-MarneVal-d’OiseParisSeine-et-MarneYvelinesEssonneHauts-de-SeineL’atelier, Boissise-le-Roi
Atelier de Boissise-le-RoiParis 6e, à 42 km de l’atelier, à vol d’oiseau

Studios et deux-pièces : quand le tapis partage l’espace avec la cuisine

D’après l’Insee, 24,4 % des logements habités à l’année dans le 6e n’ont qu’une pièce et 24,2 % en ont deux. Dans ces surfaces, quand la cuisine s’ouvre sur le séjour, le tapis vit à quelques pas de la plaque de cuisson. Les vapeurs grasses montent, refroidissent et retombent : sur la laine, elles déposent un film qui retient la poussière. Le velours devient poisseux au toucher, les couleurs s’éteignent, et de petites taches s’accumulent sous la table.

Ce film ne part ni à l’aspirateur ni au chiffon humide, qui l’étale. Il faut un vrai lavage, où l’eau et le produit agissent dans toute l’épaisseur de la laine, suivi d’un rinçage abondant. Entre deux lavages, allumez la hotte avant de commencer à cuire, aérez pendant et après, et décalez le tapis de quelques dizaines de centimètres s’il touche la zone de préparation. Sur une tache de graisse fraîche, tamponnez avec un papier absorbant, sans frotter ni chauffer, puis signalez-la dans votre message.

Velours d’un tapis noué main, vu de près (illustration)
Velours d’un tapis noué main, vu de près (illustration)

Nettoyage à Paris 6e : vos questions

Des travaux ont eu lieu chez nous sans que le tapis soit protégé : est-il abîmé ?

Rarement de façon visible au début. La poussière de chantier se loge à la base des brins et use la laine à la longue, surtout là où l’on marche le plus. Un lavage en profondeur l’en extrait. Si de la peinture, de l’enduit ou du vernis sont tombés dessus, ne grattez pas et n’appliquez aucun solvant : photographiez la tache sur ses deux faces et envoyez-en les clichés.

Le tapis de notre studio colle sous la main : saleté ou usure ?

Le plus souvent, un dépôt de graisse de cuisson, mêlé de poussière, a durci la surface du velours. Passez la main à rebrousse-poil : si les brins sont là mais poisseux, un lavage leur rend en général leur souplesse ; si la trame, ce quadrillage de fils sous la laine, apparaît entre eux, l’usure est réelle. Une photo prise de biais aide à faire la différence.

Le parquet vient d’être vitrifié : peut-on remettre le tapis tout de suite ?

Mieux vaut patienter. Un vernis ou une huile semblent secs au toucher bien avant d’avoir durci en profondeur, et un tapis posé trop tôt peut y imprimer le relief de son dos, voire y adhérer par endroits. Respectez le temps de séchage complet indiqué par le fabricant, puis glissez une sous-couche adaptée aux sols vitrifiés. Profitez de cette attente pour envoyer le tapis au lavage : il reviendra sur un sol prêt.

Votre tapis, à Paris 6e

Photos du dessus, du dos et des défauts, dimensions approximatives : nous vous recontactons avec un premier avis.

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