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L’estimation de tapis à Dammarie-les-Lys : âge, origine et enchères de Fontainebleau

En sept ans, de 1968 à 1975, Dammarie-les-Lys est passée de 12 057 à 19 741 habitants, soit plus de 7 % de croissance annuelle selon l’Insee. Les tapis achetés pour meubler ces nouveaux logements ont aujourd’hui une cinquantaine d’années au moins : ils entrent dans l’âge que les marchands disent semi-ancien, ce qui ne suffit pas à leur donner de la valeur. Comment l’atelier les estime sur photos, quels critères pèsent vraiment, et comment interpréter un résultat d’enchères à Fontainebleau : voici l’essentiel.

L’âge, l’origine, l’état : ce qui pèse vraiment sur l’estimation

L’âge d’un tapis compte, mais moins qu’on ne l’imagine. Une pièce des années 1970 peut avoir été nouée à la main en Iran, dans un atelier urbain réputé, nouée au Pakistan ou en Inde sur un modèle persan, ou tissée par une machine en Europe : trois objets semblables à quelques pas, et sans commune mesure à la revente. L’estimation part donc de la technique et de l’origine, lisibles au revers : allure et nombre des nœuds, matière des fils de fond, régularité de la main, finition des bords. Les noms commerciaux, Kashan ou Tabriz, désignent parfois un dessin plutôt qu’une provenance ; une soie annoncée peut être de la viscose, un « fait main » un tufté.

S’y ajoutent les fibres et les colorants, puis l’état : un velours ras par plaques, des franges disparues, une réparation maladroite pèsent lourd. Les dimensions jouent aussi, certains formats trouvant plus facilement acquéreur. Le goût du moment tranche enfin : un modèle très demandé dans les années 1990 peut l’être beaucoup moins aujourd’hui, et réciproquement. L’atelier croise ces critères et vous expose son raisonnement, sans chiffre lancé à la légère.

Envoyer ses photos depuis Farcy, Vosves ou la Plaine du Lys

Tout commence par des images, de cinq sortes : le tapis entier, photographié d’aplomb en plein jour ; un coin retourné, de très près, mètre posé dessus ; un bout et un bord, pour juger franges et lisière, ce bourrelet qui borde le tapis en long ; chaque accident ; l’étiquette ou la facture si elles existent. Évitez le flash, qui écrase les couleurs et masque l’abrash, ces variations de teinte naturelles d’une laine teinte par lots. Mesurez le tapis franges non comprises. Si vous connaissez la date et le lieu de l’achat, notez-les : une date vraisemblable aide à situer l’objet. Lorsque les clichés laissent un doute, l’atelier, à quatre kilomètres environ, vient l’examiner. Dans les immeubles de l’Abbaye ou de la Plaine du Lys, précisez bâtiment et étage ; à Farcy, à Vosves ou à la Justice, le chemin jusqu’au pavillon. Prévoyez la place de retourner le tapis à plat.

Position de Dammarie-les-Lys par rapport à l’atelier de Boissise-le-RoiSeine-Saint-DenisVal-de-MarneVal-d’OiseParisSeine-et-MarneYvelinesEssonneHauts-de-SeineL’atelier, Boissise-le-Roi
Atelier de Boissise-le-RoiDammarie-les-Lys, à 4,2 km de l’atelier, à vol d’oiseau

Lire un résultat d’enchères à Fontainebleau sans se tromper

Osenat, la maison de ventes de Fontainebleau, distante d’une douzaine de kilomètres de Faronville, tient ses vacations à l’hôtel d’Albe, rue Royale ; meubles et objets d’art y passent régulièrement. Les résultats publiés en ligne attirent l’œil, mais un prix d’adjudication ne se transpose pas à un autre tapis : il reflète un objet précis, un état, une salle et un jour.

Avant la vacation, le catalogue assortit chaque numéro de deux montants, l’un bas, l’autre haut ; c’est la dernière enchère qui fixe le prix d’adjudication, majoré de frais pour l’acquéreur, diminué d’autres pour le vendeur. Comparer son tapis à un lot vendu suppose la même origine, la même finesse, le même état et des dimensions voisines. L’estimation de l’atelier fait ce travail de comparaison en vous donnant ses raisons ; ce n’est ni une expertise opposable ni une promesse de résultat en salle.

Velours et teintures d’un tapis ancien, vus de près (illustration)
Velours et teintures d’un tapis ancien, vus de près (illustration)

Estimation à Dammarie-les-Lys : vos questions

Ce tapis a suivi nos parents lors de leur installation à Dammarie, vers 1970 : peut-on le dire ancien ?

Pas au sens des marchands, qui gardent ce mot pour les tapis centenaires. Autour de cinquante ans, on parle plutôt de semi-ancien. Cet âge, à lui seul, ne fait ni ne défait sa valeur : l’origine, la densité du nouage et l’état décident. Les papiers d’achat, s’ils existent, aident à le dater et à confirmer sa provenance.

Un tapis proche du mien a été adjugé à Fontainebleau : puis-je en déduire sa valeur ?

Avec prudence. Un résultat d’enchères vaut pour un tapis précis, vendu un jour donné devant une salle donnée, frais en plus. Le vôtre peut différer par la densité du nouage, les teintures, l’état ou les dimensions, et ces écarts pèsent beaucoup. Joignez la référence du lot à vos photos : l’atelier expliquera ce qui rapproche les deux tapis et ce qui les distingue.

En vidant une maison de Vosves, nous avons trouvé une étiquette « Made in Iran » au dos d’un tapis : cela prouve-t-il son origine ?

Pas à elle seule. Une étiquette indique ce qu’un vendeur ou un exportateur a déclaré, rarement la ville ou l’atelier ; elle peut aussi avoir été ajoutée plus tard. L’origine se lit surtout dans la technique : forme des nœuds, matières, finitions des bords. Photographiez l’étiquette, mais aussi le dos autour d’elle : c’est cet ensemble qui oriente l’estimation.

Votre tapis, à Dammarie-les-Lys

Photos du dessus, du dos et des défauts, dimensions approximatives : nous vous recontactons avec un premier avis.

Vous préférez parler de vive voix ? Appelez l’atelier au 06 24 32 22 19

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